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2 000 professionnel‐les du cinéma signent une tribune contre la caporalisation de Vincent Bolloré, sur le cinéma français.
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Au cours du prestigieux Festival de Cannes, 2 000 professionnel‐les du cinéma signent une tribune au nom du collectif Zapper Bolloré contre la caporalisation du milliardaire d'extrême droite, Vincent Bolloré, sur le cinéma français. Le 12 mai, les robes et smokings paradent sur le tapis rouge et le monde continue de s'engouffrer entre les guerres et […]
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Au cours du prestigieux Festival de Cannes, 2 000 professionnel‐les du cinéma signent une tribune au nom du collectif Zapper Bolloré contre la caporalisation du milliardaire d'extrême droite, Vincent Bolloré, sur le cinéma français. Le 12 mai, les robes et smokings paradent sur le tapis rouge et le monde continue de s'engouffrer entre les guerres et la montée du fascisme. Au cours d'une conférence de presse du festival, un journaliste de l'organisation Parole d'Honneur s'adresse à l'équipe du film « Moulin » de Laszlo Nemes. Le synopsis traverse la célèbre histoire du chef de la résistance Jean Moulin. Le journaliste demande à Gilles Lellouche d'apporter un éclaircissement sur la position politique auquelle nous devrions nous tenir en vue des présidentielles afin « de ne pas trahir la mémoire » du résistant qu'il interprète. L'acteur répond froidement qu'il « n'a pas de réponse » et s'en suit un commentaire fastidieux de son réalisateur qui réduit le combat de Jean Moulin à une lutte libérale et individuelle, en dehors de toute politique. Le constat est affligeant, le cinéma contemporain peine à se positionner. Ce n'est pas la première fois que la grande famille du cinéma s'agite autour de cette question. L'hiver dernier, Wim Wenders, le président du jury de la Berlinale 2026 avait déclaré que le cinéma doit « rester en dehors de la politique ». Le 17 mai, Maxime Saada, le patron de Canal + réagit finalement à la tribune. Outre les artistes auparavant blacklisté par l'industrie pour leur positionnement public envers le génocide palestinien, Maxime Saada s'engage à boycotter l'intégralité des signataires et affirme ainsi sa position au côté de Bolloré. Le milliardaire qui, rappelons‐le, répand son soft power avec les récentes acquisitions des éditions Grasset et les salles de cinéma UGC. Ainsi les professionnel‐les craignent, en conséquence, l'uniformisation et la diffusion d'une unique pensée propagée par l'extrême droite. Ce piétinement, a vite été contesté par la Ligue des Droits de l'homme et la CGT‐Spectacle qui assigne Canal + en justice pour discrimination contre les signataires.
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