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En cette période de pré‐campagne, à un peu moins d’un an de la prochaine élection présidentielle, règne un brouhaha d'annonces spectaculaires de candidatures, dont la majorité est faite par d’anciens membres des derniers gouvernements. L'ancien premier ministre Gabriel Attal a annoncé sa candidature, et son discours penche vers des vues autoritaires en matière d’immigration et de sécurité, comme tous ses pairs. Il cherche quand même à se donner des airs progressistes, quitte à aller à contre‐courant de son groupe politique en affirmant être favorable à une GPA « éthique », qu’il définit par l'absence de rémunération de la mère porteuse. On se rappellera son bilan à ses précédents postes au gouvernement, dont l’interdiction de l’abaya à l’école, ou le conditionnement du RSA à quinze heures de travail – pour ne citer que ça. Sa candidature semble être une tentative de raviver un macronisme affaibli. Dans la même semaine que l’annonce d’Attal, Raphaël Glucksmann a lui aussi lancé sa communication de campagne. Il cherche à occuper l’espace au centre‐gauche et vise comme électorat les classes aisées, comme l’a montré la fuite d’une de ses notes internes. Son « contrat patriotique » et les éléments de langage de sa communication ne traduisent pas de réelles propositions. Bien qu’il affirme pouvoir « plier » la France insoumise aux élections présidentielles, il reste loin derrière Mélenchon dans les sondages. Un autre descendant de la Macronie, Édouard Philippe, communique pour sa campagne dans une parfaite continuité avec la politique mise en place par les gouvernements précédents, incluant le sien. Au programme : austérité budgétaire, réduction de la dépense publique, précarisation des travailleur‐ses et concessions au patronat. Habitué aux remarques misogynes dans ses ouvrages de fiction, il a été mis en examen par le parquet du Havre en mai dernier pour « harcèlement moral et détournement de fonds publics ». Du côté de la droite conservatrice, le chef des Républicains Bruno Retailleau s’est, lui aussi, déclaré candidat. Ancien membre de la Manif pour tous, opposé à la PMA et à l’inscription de l’IVG dans la Constitution, il revendique un programme économique radical, presque libertarien. Retailleau souhaite supprimer ce qui « freine notre développement économique », en proposant la suppression d’agences gouvernementales, de divers impôts sur les entreprises pour un total de 40 milliards, compensés par une accélération du démantèlement des services publics, à savoir la suppression de 300 000 postes de fonctionnaires et un recul du départ à la retraite.
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